Témoignage : De Fonctionnaire à Aviculteur Prospère
Amadou Ouédraogo, 48 ans, a quitté son poste de fonctionnaire il y a trois ans pour se consacrer à l'aviculture. Aujourd'hui, il gère une exploitation de 5000 volailles et ne regrette pas son choix. Récit d'une reconversion réussie.
Par Administrateur — Catégorie : Témoignages
« Si on m'avait dit il y a cinq ans que je deviendrais aviculteur, je ne l'aurais pas cru », sourit Amadou Ouédraogo en nous accueillant dans son exploitation située à 25 km de Ouagadougou. Cet ancien fonctionnaire du ministère de l'Éducation a radicalement changé de vie, troquant son bureau climatisé contre des poulaillers.
Le déclic est venu d'une visite chez un ami aviculteur. « J'ai été frappé par le potentiel économique de l'activité. J'avais un petit terrain hérité de mon père qui ne servait à rien. Je me suis dit : pourquoi pas ? » Amadou démarre en 2021 avec un élevage de 500 poulets de chair, financé par ses économies.
Les débuts sont difficiles. « Ma première bande a été catastrophique. Mortalité de 30%, croissance médiocre. J'ai perdu de l'argent et failli abandonner. » Amadou comprend que sa motivation ne suffit pas. Il s'inscrit à la formation « Initiation à l'Aviculture » de Ferme Nonbila. « Ces deux jours ont tout changé. J'ai compris mes erreurs : mauvaise gestion de la température, vaccinations mal faites, aliment de qualité douteuse. »
Fort de ces connaissances, la deuxième bande est un succès. Mortalité inférieure à 5%, croissance conforme, bénéfice net de 350 000 FCFA. « J'ai réinvesti pour passer à 1000 sujets, puis 2000. » En 2022, Amadou franchit le cap : il prend sa retraite anticipée pour se consacrer à temps plein à son élevage.
Aujourd'hui, son exploitation compte 3000 poulets de chair en rotation permanente (3-4 bandes par an) et 2000 pondeuses en production. « Mon chiffre d'affaires annuel dépasse 30 millions de FCFA, avec une marge nette de 25%. Je gagne aujourd'hui trois fois mon ancien salaire, et surtout, je suis mon propre patron. »
Le secret de sa réussite ? « La rigueur, la formation continue, et la qualité des intrants. Je n'achète mes poussins et mon aliment que chez des fournisseurs fiables comme Ferme Nonbila. Je tiens une comptabilité stricte. Et je ne cesse jamais d'apprendre. »
Amadou emploie maintenant trois personnes à temps plein et envisage d'investir dans la production d'aliment pour réduire ses coûts. Son conseil aux aspirants aviculteurs ? « Formez-vous d'abord, démarrez petit, et réinvestissez progressivement vos bénéfices. L'aviculture peut changer votre vie, mais ce n'est pas de l'argent facile. C'est un métier exigeant qui demande du sérieux. »